Moi personnellement je ne crois pas aux théories que les journalistes savent mais ne parlent pas. Ils peuvent certe avoir des rumeurs en tête, entendre des oui-dire, comme nous, comme ici, comme ailleurs, mais je serais très surpris qu'ils aient des infos coulées dans le béton et qu'ils ne répondent pas.
C'est le but premier du journalisme de sortir les scoops. IL salivent à avoir les histoire. Et des vieux routier comme Bertrand Raymond, Yvon Pednault et Réjean Tremblay ne se gênerons jamais pour sortir les histoires.
L'an passé Réjean Tremblay en entrevue ici à la radio de Québec a affirmé devant 40 000 auditeurs que Scott Gomez jouait ses matchs sur les méthamphétamines et avait développé une dépendance. Il a avancé qu'il était certain que Gomez jouait gelé. Qu'est-ce qui est pire ? Dire que Markov est dépendant aux anti-douleur (ce qui est courant dans le sport) ou dire que Gomez est un drogué qui joue gelé ? Poser la question c'est y répondre. Pensez-vous vraiment que si Tremblay était au courant d'un quelque histoire de Markov, il ne la sortirait pas ?
On peut être en désaccord avec sa façon de penser, mais ça reste un gars très pluggué sur le potinage. Lui et certains autre. Et pourtant, ça a pas sortit.
Je dit pas que ça prouve que toute les théories sont fausses, mais avant de croire un peu tout, je me garde une petite gêne. Jusqu'à preuve du contraire tout est faux.
Certaines dites lois générales des médias n'en sont pas - surtout quand ce sont les lois auréolées qu'on transmet aux journalistes lorsqu'ils suivent leur formation...
Les pratiques journalistiques, très clairement, ne sont pas les mêmes selon les médias en question, notamment. La culture fait en sorte qu'on tait certaines choses que l'on sait quand on est journaliste : par exemple, au Québec, on ne parle pas publiquement des histoires extraconjugales des politiciens, règle générale, alors que c'est bien plus le cas aux États-Unis; pourtant des journalistes sont clairement au courant de pratiques du genre. Il y a toujours aussi la dépendance des médias auprès des sources, dépendance qu'a beaucoup moins Réjean Tremblay, de par son statut. Des informations qui sont coulées dépendent de sources, et étant donné des conflits internes aux organisations, ou sinon certains intérêts plus précis, certaines informations sont divulguées, vraies ou fausses.
Par exemple, lors de l'année du centenaire de l'équipe, des membres de l'organisation ont pu avoir avantages à faire reporter plus grandement la responsabilité sur les joueurs, d'où qu'on ait parlé à des gens comme Jacques Demers, qui s'est trouvé d'ailleurs quelques fois, probablement à son insu, à faire des opérations de relation publique pour le compte de l'équipe.
Je suis bien d'accord pour le cas précis de Markov, qu'il y aurait plus d'allusions des journalistes et commentateurs, il me semble, s'il s'agissait de réalités si flagrantes, ou s'il y avait déjà plusieurs bruits de corridor à ce sujet; même si je doute que les membres des médias - des membres des médias même - aborderaient la question de front.
Ne pensons pas trop simplement, j'ajouterais, que les médias sont un 4
e pouvoir, en confrontation de surcroît avec les institutions et acteurs officiels de la société civile : ils sont très généralement du côté du « pouvoir » (ce qui n'est pas un reproche, mais un fait).
@ Max G
Un procès pour diffamation, même gagné, n'assure pas la victoire dans « l'opinion publique ». Même si on peut facilement retrouver tout cela sur internet, ce n'a pas la même portée que si une telle histoire se rendait devant les tribunaux. La publicisation d'une histoire comme celle-là peut très facilement paraître l'accréditer. De toute façon, s'il fallait toujours user des tribunaux, pour la moindre petite chose... il faut voir vers quel genre de société nous irions, et avec quelles conséquences concrètes. C'est bien beau les idéaux, mais ce n'est pas sans conséquences.