À tous les jours, nous nous réunissons sur Vestiaire.ca, à l’affût des échos de vestiaires et des discussions qui se passent derrière des portes closes.
Nous discutons, nous débattons, nous proposons. Derrière nos écrans d’ordinateurs, nous donnons Plekanec, Gomez, Gionta, Subban et ainsi de suite contre un tel ou un tel. Nous donnons Moen, Gill, contre des compensations sous forme de choix au repêchage. Nous en parlons comme si nous nous échangions des cartes de hockey Pro Deck ou O-Pee-Chee ou peu importe la marque du jour.
Vous êtes vous seulement arrêté une fois pour penser à quel point ça peut être difficile être un directeur général?
J’ai réellement pensé à cela pour la première fois aujourd’hui, lorsque j’ai vu la rumeur que Plekanec pourrait être envoyé à Los Angeles. C’est facile pour moi de lire cela, et dire « Quand est-ce qu’on signe? ». Mais si c’était moi le directeur général qui devait signer, serais-je capable?
Si nous parlons d’eux comme des cartes de hockey, nous oublions souvent l’être humain derrière l’athlète. L’homme qui a une famille, une maison, un train de vie. L’homme qui vit de l’angoisse, du stress, du bonheur, de la passion, de la tristesse.
Tomas Plekanec est selon toute vraisemblance un athlète exceptionnel lorsque vient le temps de parler d’éthique de travail. À travers vents et marées, Plekanec n’a jamais fait de vague, toujours cherchant à faire partie de la solution plutôt que du problème. Tomas a non seulement joué pour une seule équipe, il a été repêchée par celle-ci, et lui rends de fiers services depuis un bon bout de temps. De plus, Tomas a ajouté un petit nouveau au clan Plekanec, un enfant qui n’a même pas un an encore.
Aurais-je assez de sang froid pour prendre la bonne décision? Pour appuyer sur la gâchette et catapulter l’un de mes plus fidèle soldat à l’autre bout du continent, chamboulant sa vie, afin d’améliorer mon équipe? Je ne ferais que mon travail…
Vous souvenez vous de Peter Zezel? Si vous êtes comme moi, vous vous souvenez de son nom, bien entendu, mais vous souvenez vous de sa fin de carrière?
Lors de la saison 1998-99, la nièce de Zezel, Jiliann, reçue un diagnostique de cancer, phase terminale. Juste avant la date limite des transactions, les Canucks de Brian Burke n’allant nulle part, Zezel a demandé une transaction à une équipe de l’Est afin de se rapprocher de sa famille qui demeurait à Toronto. Burke à acquiescé à ce service…à moitié. Peter Zezel fut bel et bien échangé, mais aux Ducks d’Anaheim, qui, géographiquement, était la destination la plus éloignée de Toronto. Peter Zezel a donc pris la décision d’accrocher ses patins, et de retourner chez lui, à Toronto.
Wayne Gretzky a été échangé afin de règler les problèmes financiers d'un magnat...Un homme a été échangé contre 15 millions de dollars. Dans un autre contexte que le monde du sport, nous appellerions cela de la traite d'humain.
Est-ce que je voudrais le travail d’un directeur général? Ça doit être passionnant. Mais afin d’être un bon directeur général dans cette ligue, il faut avoir des nerfs d’acier, et un cœur de pierre...