La plus forte impression que laisse le canadien depuis plus de 10 ans c’est qu’il souffre de sérieux complexes
Ça a commencé lorsque le dollar canadien n’arrivait plus à suivre le dollar US... Je ne dis pas que tout le monde s’entendait pour dire que le canadien ne pourrait plus embaucher de gros noms, mais il y avait quelque chose de non dit, de convenu. Un convenu qui était sous-jacent au discours général et qui a fini par devenir un constat au point d’en devenir presqu’une fatalité qui excusait les piètres résultats du CH dans ses achats d’entre saison.
À un moment donné on s'est rabattu sur les journalistes. Les médias qui ont même eu le courage de se remettre en question et d’apporter de sérieux correctifs sur la partie jaune de leurs interventions. On était quelque part au début des années 2 000. Le constat a continué de marquer l’inconscient collectif, personne ne veut plus venir jouer à Montréal. Alors on a monté des bizarres de scénarios, les dirigeants, s’entend. (l'ère country club) Puis les partisans eux sont montés aux barricades fessant sur les mauvaises cibles… L’épisode Breezer.
Gainey est venu brasser la soupe et a identifié de la crasse tout en mettant sur pied un plan de 5 ans. Mais dans ce plan, il y avait encore l’inconscient complexe de Montréal et de sa situation de mal aimé, de mal positionné. Signer à prix fort, des valeurs douteuses. Malgré tout ça Gainey a réussi à créer un tempo et tout à coup les gars avaient recommencé à envisager de venir jouer à Montréal. Oui parce que Montréal avait bien changé depuis quelques années. Montréal redevenait une ville fréquentable et on avait meilleure presse à travers la ligue. Une partie de l'ère Gainey a donc marqué le club avec des décisions dures et implacables mais sans complexe: Carbonneau; Lemaire; Kovalev et Halak! Reprenant aussi un certain lustre.
Depuis, le club est retombé dans le psycho drame. Les décisions d’affaires improvisées et malpropres. Le dossier Markov! Il y avait des culottes à mettre dans ce dossier. Markov représentait un risque énorme et on le savait tous, alors quand bien même on risquait aussi de le perdre, il fallait protéger le club avant tout. Encore une fois le fameux complexe a opéré… Si on devait perdre Markov à un autre club on aurait l’air tellement tôtons. S’il est en santé, qu’est-ce qu’il va nous apporter flanqué d’un Subban… d’un Yemelin, d’un Weber. Ça ce n’est pas bête comme projection. Mais le problème n’est pas là. Le problème c’est qu’avec son historique récent on se devait de se garder une grosse gêne. Dans ce cas si, la chèvre et le choux aurait été indiqués. Au pire tu capitalises sur la masse salariale libérée et tu vas chercher du concret. Ce n’est pas parce qu'aujourd'hui Markov n’est pas en santé que je réagis de la sorte. Parce que rappelez-vous, déjà lors de la signature, le petit monde de la LNH était critique envers la décision du club. Déjà on qualifiait le geste de la direction comme pire gaffe de l’année. Anyway il me semble que ça ne prenait pas la tête à Papineau pour pressentir l'incongruité.
On parle du dossier Gomez ? Nenon!
Mais je dois quand même passer un peu par là pour conclure mon raisonnement. Depuis quelques jours, et j’en suis, on se remet en question face à Gomez et nos attitudes qui risquent de faire mauvaise presse à travers la ligue. On repart dans nos complexes, Montréal n’est pas une place où il fait bon jouer parce que? (complexe d’infériorité) Est-ce que le club peut se permettre de terminer dernier? (complexe de supériorité). A-t’on le droit de chiâler, de chahuter, … (existentialisme de fin d’semaine)
Beurk!
Pour gagner il faut de l’aplomb et gagner ce n’est pas juste de la mettre dedans!